Quatrième à partir de la gauche, Irina Ya. Aref'eva, entourée de collègues et élèves. Crédit : Steklov Mathematical Institute
Ramenées à lespace-temps à plus de 4 dimensions, les conditions sur lénergie ne sont pas violées et lon a donc un moyen dobtenir facilement des petits trous de vers sur notre membrane de façon très similaire à celle des trous noirs.
Or, les trous de vers peuvent servir, théoriquement du moins, de machine à voyager dans lespace, comme la série Stargate la popularisé, mais aussi de machine à voyager dans le temps ! Cest pourquoi larticle de Aref'eva et Volovich nhésite pas à considérer sérieusement le fait que des mini-voyages dans le temps au niveau des particules élémentaires soient produits de la main de lHomme au cours de cette année au LHC.
De la «métaphysique» falsifiable ?
Rappelons quand même que la notion de voyage dans le temps conduit à de nombreux problèmes, comme celui du paradoxe du grand-père. De plus, Lisa Randall, qui avait été lune des personnes qui avait proposé en 1999 une théorie avec des Univers sous forme de membranes et une basse masse de Planck, a publié récemment une analyse des conditions de production de trous noirs au LHC plutôt pessimiste. Certaines simplifications dans les calculs de la production de mini-trous noirs au LHC auraient conduit à une image trompeuse et trop optimiste de la création de ces mini-trous noirs.

Le lecteur pourra considérer à juste titre que ces spéculations de théoriciens relèvent davantage de la métaphysique que de la science, mais on commence déjà à avoir des propositions de tests expérimentaux au LHC. A défaut de permettre la construction du vaisseau spatial de Valérian et Laureline, il y aura peut-être de la belle physique au LHC basée sur des mini-trous de vers dans moins de 10 ans.
Après tout, comme lont proposé John Wheeler et Richard Feynman, les particules dantimatière, comme le positron, peuvent être considérées sérieusement et efficacement en électrodynamique quantique comme des électrons remontant dans le temps, et cette image fait partie de la science depuis plus de 50 ans maintenant.

Le détecteur Atlas du LHC : une future porte des étoiles ? Crédit : Cern