S'informer sur les différents phénomènes paranormaux qui subsistent sur notre planète,avec nombreuses photographies et vidéos
Aussi bien dans les affaires de meurtres de masse que de meurtres en série, les victimes meurent lorsque lagresseur obtient momentanément le contrôle de leur vie en les dominant. Mais, en dehors de cette similarité, il existe de très nombreuses différences entre ces deux types dassassin.
Il était solitaire, ayant perdu sa meilleure amie dans un accident de la route et son père après son suicide.
Bryant était détaché de la réalité et semblait ne pas ressentir démotions. Il était fasciné par la pornographie et les films violents mais possédait plus de 200 ours en peluche.
Troisièmement, bien que ces deux types de tueurs provoquent la peur et linquiétude dans la communauté, la réaction à un meurtre de masse sera bien plus focalisée et limitée localement que pour des meurtres en série. Les gens perçoivent généralement le tueur de masse comme un homme souffrant dune maladie mentale. Cela créer immédiatement une dichotomie "lui/nous" dans laquelle "lui" est différent de "nous" à cause de ses problèmes mentaux. Nous pouvons accepter le fait que des personnes "pètent un câble" et tirent sur des gens.
Mais il est bien plus déconcertant dapprendre que certaines des personnes les plus gentilles que lon connaisse mènent en fait des vies à la "Docteur Jekyll et Mister Hyde" : un étudiant le jour, tueur détudiantes le soir ; une infirmière attentive et douce qui assassine secrètement des enfants, des handicapés ou des personnes âgées ; un entrepreneur et politicien qui torture et tue des jeunes hommes puis les entèrent sous sa maison... etc. Lorsque nous découvrons quil existe des gens qui ne sont absolument pas fous et qui, pourtant, aiment tuer les autres "pour le plaisir", cela donne un nouveau sens au mot "étranger".
Alors que le tueur de masse est considéré comme un "dérangé", le produit dun environnement extrêmement stressant qui finit par "exploser", le tueur en série, lui, est perçu comme plus sinistre et capable de provoquer bien plus de peur.
En février 1989, la presse a expliqué quun tueur en série assassinait des prostituées dans la même région de Los Angeles que celle où le Southside Slayer opérait. Il avait tué au moins 12 femmes avec un pistolet de petit calibre. Ces femmes étaient toutes des "strawberries" (des "fraises", des jeunes femmes qui vendent leur corps pour sacheter de la drogue).
Plus au nord, la Force Spéciale de la Green River, à Seattle, dans létat de Washington, continuait denquêter sur une série de meurtres dau moins 45 prostituées en huit ans.
Lorsque les corps de garçons et de jeunes hommes commencèrent à apparaître le long des berges de la Chattahoochee River, à Atlanta (Georgie), dans les années 80, la police fut convaincue quun tueur en série était à luvre.
Ces affaires sont typiques des homicides qui caractérisent les victimes des tueurs en série. Les médias concentrent rapidement leur attention sur les meurtres en série parce quils semblent bizarres et extraordinaires. Ils engendrent le genre de titres qui font vendre : "Le tueur denfants dAtlanta", "Létrangleur au collant", "Les étrangleurs des coteaux", "Légorgeur du dimanche matin", "lÉtrangleur de Boston", etc. Les médias se focalisent non seulement sur le nombre de victimes, mais aussi sur la manière dont elles sont assassinées.
Ils nourrissent ainsi la curiosité morbide du public et, en même temps, créent un stéréotype du serial killer "typique" : Ted Bundy, Ed Kemper, Albert Desalvo et tant dautres jeunes hommes blancs qui sen prennent à des femmes innocentes ne pouvant se défendre contre les agressions sexuelles sauvages et les humiliations de ces "monstres".
Mais quen est-il réellement ? Pour les policiers, les meurtres en série signifient généralement : agressions sexuelles et meurtres de jeunes femmes, dhommes ou denfants, par un homme qui suit le modèle psychologique quil sest créé. Toutefois, cette définition exclut beaucoup dassassins... et de victimes.
Par exemple, en 1988 à Sacramento (Californie), plusieurs corps de monsieur âgés ou dhandicapés ont été exhumés du jardin dune maison de retraite où ils avaient vécu. Les enquêteurs découvrirent que les victimes avaient été tuées pour... largent de leur sécurité sociale. Le tueur avait prémédité ses meurtres, avait sélectionné ses victimes et en avait tué au moins six en quelques mois.
La plupart des policiers classeraient naturellement ce meurtrier comme étant un tueur en série. Mais ça na pas immédiatement été le cas, car ce tueur était... une vieille dame (Dorothea Puente).
En raison de lexistence de définitions trop étroites des meurtres en série, les femmes ne sont généralement pas "classées" comme tueur en série, même si elles en possèdent tous les qualificatifs. Lune des explications est peut-être, simplement, que nous navons jamais entendu parler dune abominable "Jack léventreuse". Les femmes utilisent généralement le poison pour assassiner leurs victimes et ne sont que très rarement associées à des agressions sexuelles, des tortures et des violences, contrairement à leurs "collègues" masculins.
Bien que de nombreux criminels puissent être considérés comme des "tueurs en série", ils sont souvent exclus de cette classification parce quils ne correspondent pas aux définitions de la police ou aux stéréotypes générés par les médias : des monstres brutaux et assoiffés de sang.
Les "anges de la mort" qui travaillent dans des hôpitaux et tuent des patients, les infirmières qui tuent des personnes âgées dans des maisons de retraite, les "veuves noires" qui assassinent leur famille et leurs amis, correspondent aux critères définissant les tueurs en série, excepté pour lélément stéréotypé de la violence brutale.
Ces hommes et ces femmes négorgent, ni ne torturent, ni ne violent leurs victimes : ce sont des tueurs silencieux. Ils peuvent être mariés, avoir un emploi stable, être le sympathique voisin de palier. Ils et elles sont rares parmi les tueurs en série, tout comme les meurtres en série sont rares, comparés aux autres types dhomicides.
Pour inclure tous les types de tueurs en série, la définition du meurtre en série doit être la plus large possible. Eric Hickey (1986), en incorporant tous les agresseurs qui ont tué avec préméditation trois victimes ou plus, sur une période de plusieurs jours, semaines, mois ou années, a été capable didentifier certaines femmes comme des tueuses en série. Toutefois, il existe une telle confusion dans la définition du meurtre en série que ce genre de "découverte" peut facilement être déformée.
Des recherches "modernes" (influentes sur les forces de lordre) présentent des définitions trop étroites des meurtres en série, sans aucune assurance que cette étroitesse nexclue pas des données pertinentes. Suggérer, par exemple, que toutes les victimes dun tueur en série lui sont étrangères ou quil ne tue jamais pour un gain financier, dérive plus de la spéculation que de preuves vérifiables, étant donné létat actuel des recherches sur les meurtres en série.
Ainsi, la grande majorité des tueuses en série sont des "veuves noires" qui assassinent pour largent (les hommes et les femmes nont PAS les mêmes mobiles !).Les meurtres en série devraient inclure tous les agresseurs, hommes ou femmes, qui tuent "durant un long moment". La plupart des chercheurs sentendent sur le fait que les tueurs en série ont un minimum de trois ou quatre victimes. Généralement, il existe un point commun dans leurs meurtres : le tueur choisit le même type de victimes ou utilise la même méthode ou le mobile des meurtres est toujours le même.
Cela inclut donc les tueurs qui, sur des bases répétées, tuent dans leur propre habitation, telles les femmes qui tuent leurs époux successifs, leurs enfants ou les personnes âgées dont elles ont la charge, pour toucher largent des assurances vie. Les meurtres en série incluent également les hommes et les femmes qui opèrent dans une ville ou tout un état ou même voyagent à travers différents états (ou provinces ou pays) pour trouver de nouvelles victimes et échapper à la police.
Par conséquent, certaines victimes ont des relations personnelles avec leur assassin et dautres pas. Certaines victimes sont tuées "pour le plaisir" et dautres pour largent.
Dans une perspective de "recherche", lélément le plus important est le lien, les facteurs communs existant entre les victimes. Par exemple, la place ou le statut de la victime dans son environnement immédiat : SDF, prostituée, travailleur immigré, homosexuel, enfants disparus, fugueuses, femmes seules et/ou âgées.
Le point commun entre ces meurtres peut inclure plusieurs facteurs, dont chacun peut savérer heuristique (apprendre petit à petit, en tenant compte de ce que lon a fait précédemment pour tendre vers la solution dun problème) pour mieux comprendre la victimisation.
La plupart de nos informations (et désinformations) concernant les criminels sont basées sur la "taxinomie", la classification en systèmes. Megargee et Bohn ("Classifying Criminal Offenders", 1979) ont noté que les chercheurs créent généralement des typologies basées sur les différents crimes. Cette invariabilité devient problématique parce que, souvent, le crime comprend un ou plusieurs "sous-groupes". Les chercheurs examinent alors des modèles de crime répétitifs qui, en retour, créent de nouvelles complexités et de nouveaux problèmes. Megargee et Bohn ont également noté que, selon ce que lon choisit de lire, on va trouver de 2 à 11 types de meurtriers différents !
Bien que le meurtre en série ne représente quune petite portion de tous les homicides aux États-Unis, les chercheurs ont entrepris la tâche difficile de "classer" les tueurs en série. Par conséquent, des typologies variées de tueurs en série et de "tendances" dhomicide ont émergé. Évidemment, certaines de ces typologies et de ces "tendances" entrent en conflit les unes avec les autres.
Certaines sont des descriptions de causalité, dautres sont des diagnostiques. De plus, certains chercheurs se concentrent dabord sur des études de cas individuels de tueurs en série, alors que dautres créent des taxinomies groupées qui "incluent" différentes sortes de tueurs.
Warren Wille ("Citizens who commit murder", 1974) a identifié 10 types différents de meurtriers, couvrant un large éventail de catégories socio-psychologiques :
A. Lee (1988) a également créé une variété d "étiquettes" pour différencier les tueurs selon leur mobile :
Même avant que la société américaine ne réalise, dans les années 80, que les meurtres en série étaient bien plus quune simple et rare anomalie, les chercheurs avaient commencé à classer les tueurs à victimes multiples et à leurs assigner des caractéristiques particulières et des "étiquettes".
Manfred Guttmacher ("The Mind of the Murderer", 1973) a décrit le tueur en série sadique comme quelquun qui obtient une gratification sexuelle en tuant et qui établit souvent un modèle, tel la manière dont il tue ou le type de victimes quil sélectionne. Motivés par leurs fantasmes, les agresseurs semblent ressentir du plaisir à déshumaniser leurs victimes.
Donald Lunde ("Murder and Madness", 1976) a reconnu et noté les distinctions entre le tueur de masse et le tueur en série, et notamment le fait que le tueur de masse semble toujours souffrir de psychoses et devrait être considéré comme fou. Au contraire, il a trouvé peu de preuve de maladie mentale parmi les tueurs en série.
Bruce Danto ("The Human Side of Homicide", 1982) a noté que la plupart des tueurs en série peuvent être décrit comme des personnes obsessives et compulsives parce quils ou elles tuent normalement selon un style et un mobile particuliers.