Inde : Pratiquer le Falun Gong devant le célèbre « Pilier de fer d'Ashoka" (photos)
Les pratiquants de New Delhi en Inde ont pris les photos ci-dessus. Ils font les exercices devant le célèbre Pilier de fer d’Ashoka près de Qutub Minar.
A propos du pilier de fer d’Ashoka, M. Li Hongzhi, fondateur du Falun Gong, a déclaré dans son livre « Falun Gong de Chine »,
"Aujourd'hui, nous avons déjà découvert qu’il y a dans le monde beaucoup de choses qui dépassent notre civilisation actuelle…"Il y a en Inde un pilier de fer dont la teneur en fer dépasse les 99%. Même la métallurgie moderne ne peut produire un fer d’une telle pureté, c’était déjà au-delà du niveau de la technologie moderne. Qui a créé ces civilisations ? Comment des êtres humains – qui auraient été à l’époque des micro-organismes – ont ils créé ces choses. Ces découvertes ont suscité l’attention des scientifiques du monde entier. Comme on n’arrive pas l’expliquer on a considéré qu’ils relevaient d’une culture préhistorique.".
L’Empereur ASHOKA :
Troisième souverain de la belliqueuse dynastie Maurya, ASHOKA conduisit dans sa jeunesse une politique expansionniste l'amenant à dominer la presque totalité de l'Inde. Au cours d'une campagne militaire dévastatrice dans l'Orissa , il traversa une terrible crise de conscience, se convertit au Bouddhisme, et basa alors sa politique sur des concepts moraux dérivés de l'enseignement de l'Illuminé. Comme son épouse la reine DEVI était fille de riches marchands de VIDISHA, prospère cité à proximité de SANCHI, ce site fut choisi pour fonder une communauté monastique qui put se développer grâce à la piété et à la générosité des commerçants de Vidisha
Pilier de fer
Le Pilier de fer de Delhi ou Pilier de fer de Mehrauli est un vestige archéologique et une curiosité métallurgique se trouvant dans le complexe du Qûtb Minâr dans la banlieue de Delhi.
Histoire
Le pilier de fer de Delhi
Le pilier — mesurant plus de sept mètres, en comptant la partie enterrée et le chapiteau, et pesant plus de six tonnes — a été érigé par le râja Kumaragupta de la dynastie des Gupta qui régna sur l'Inde du Nord du milieu du IIIe siècle à 535. D'après le professeur Balasubramanian, le pilier se trouvait probablement à Udaygiri ou Vishnupadagri dans le Madhya Pradesh, en Inde centrale avant de rejoindre son emplacement actuel. Les historiens indiens pensent que, conformément l'inscription en pāḷi qu'il comporte, il était surmonté par un symbole de Vishnou, un chakra probablement, qui a été retiré par les envahisseurs musulmans. Le pilier aurait été ensuite installé à Delhi par Ânand Pâl, le fondateur du clan râjput des Tomara en 1052.
Il s'agit d'un des rares vestiges antérieurs restant sur le site après son islamisation, site qui comptait vingt-sept temples hindous ou jaïns d’après une inscription dans la mosquée citée par Mircea Eliade qui la visita lors de son séjour d'étude de trois ans en Inde. Les matériaux furent utilisés par Qûtb ud-Dîn Aibak pour bâtir le Qûtb Minâr et la mosquée Quwwat ul-Islâm. Cependant, Qûtb laissa le pilier en place et fit répartir les bâtiments tout autour. Depuis quelques seize siècles, le pilier de fer de Delhi se dresse donc à cet emplacement et malgré les rigueurs du climat local, en particulier les pluies de mousson, il fait montre d'une remarquable résistance à la corrosion.
Hormis le pilier de Delhi, on en trouve un comparable à Dhâr dans le Madhya Pradesh, ainsi qu'un autre beaucoup moins connu dans le temple de Mookambika à Kollur, dans la zone forestière des Kodachadri Hills, situé dans les Ghâts occidentaux au Karnataka. On peut leur rapprocher aussi les tirants métalliques que les ingénieurs indiens avaient prévus pour assurer la cohérence de l'édifice lorsqu'ils construisirent au milieu du XIIIe siècle l'énorme temple de Sûrya à Konarak, un bâtiment à la limite de leur capacité technique et qui n'est pas parvenu parfaitement conservé jusqu'à nous. Dans le dernier cas, ces objets métalliques subissent des contraintes météorologiques plus importantes que le pilier de Delhi, car ils sont exposés en permanence à l'air marin du golfe du Bengale, sur les rives duquel est construit le temple.
L'auteur de science-fiction Lyon Sprague de Camp évoque le pilier de fer de Delhi dans son ouvrage « Les énigmes de l'archéologie ».
L'analyse scientifique du pilier
Sir Alexander Cunningham est un archéologue britannique et un ingénieur militaire.
Cunningham se rend en Inde avec ses deux frères à la recherche de la fortune. Il rejoint les Bengal Engineers à l'âge de 19 ans et son premier cantonnement est à Bénarès, près de laquelle il découvre les ruines de Sârnâth où il dégage un stûpa. Il passe les vingt-huit années suivantes au service du gouvernement britannique des Indes, années où il sert aux Indes et en Birmanie, avant de prendre sa retraite avec le rang de Major General en 1861.
En novembre de cette même année, Cunningham envoie un mémorandum à Lord Canning recommandant la création de l'Archaeological Survey of India, l'organisme chargé de s'occuper des sites archéologiques et historiques indiens, et il en devient le premier directeur (1861-1885), un poste qu'il conservera jusqu'à son départ pour la Grande-Bretagne. Avec cette création, une ère nouvelle s'ouvre pour l'épigraphie indienne qui atteint son apogée avec la parution de ses Inscriptions of Ashoka (Calcutta, 177), le premier volume de la série Corpus Inscriptionum Indicarum prévue par Cunningham. Il découvre ainsi un très grand nombre d'inscriptions qui, après déchiffrement souvent par Cunningham lui-même, vont apporter un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Inde. Il fait aussi la collection de monnaies rares indiennes, souvent les seuls documents disponibles pour les satrapes indo-grecs, et ses travaux en la matière sont toujours une source incontournable.
Il est fait chevalier en 1867. Sa collection de monnaies indiennes rares appartient aujourd'hui au British Museum.
Il est associé à de nombreuses campagnes de fouilles en Inde, dont Sârnâth , Sânchî, Pundranagarh (Mahasthan), et le Temple de Mahabodhi à Bodh-Gaya, fouilles pour lesquelles il se laissa largement guidé par les écrits du pélerin chinois Xuanzang.
Détail du pilier
L’archéologue britannique Alexander Cunningham, premier directeur de l’Archaeological Survey of India, est aussi le premier à faire analyser le pilier par des métallurgistes qui révélent, d'après leur calculs qu’il est composé d’un fer pur à 99,72 %, une qualité obtenue seulement au XIXe siècle en Occident, mais qui semblait courante dès le Ve siècle en Inde. Cependant, cela ne fournit pas une explication à sa résistance
Le pilier a été analysé une nouvelle fois, en 2002, par une équipe dirigé par R. Balasubramanian de l'Institut indien de technologie de Kanpur, équipe qui a résolu le mystère. Les métallurgistes ont découvert qu'une fine couche d'un composé de fer, d'oxygène et d'hydrogène (δ-FeOOH), appelé misawite dans le texte anglais, protégeait le pilier de la rouille. Cette couche prit forme dans les trois années qui suivirent l'érection du pilier et gagna lentement en épaisseur depuis, pour atteindre aujourd'hui celle d'un vingtième de millimètre. Dans son papier paru dans Current Science, Balasubramanian affirme que le film protecteur s'est formé de façon catalytique du fait de la présence d'une haute teneur en phosphore dans le fer, jusqu'à 1% à comparer au 0,05 que l'on trouve couramment dans le fer actuellement. Cette teneur est le résultat du travail des artisans indiens de cette période, qui pour leur fabrication de l'acier, transformait le minerai de fer en acier en une seule étape en le mélangeant avec du charbon de bois. En revanche, le haut-fourneau moderne utilise de la pierre à chaux à la place du charbon de bois et la majeure partie du phosphore est évacuée avec les scories.
Affirmant que le pilier est « un témoignage vivant de la compétence des métallurgistes de l'Inde antique », Balasubramaniam a indiqué que le travail de son équipe sur la formation du film protecteur qui protège le pilier pourrait conduire à améliorer la résistance à la corrosion à long terme des conteneurs destinés au stockage des déchets nucléaires.