Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

S'informer sur les différents phénomènes paranormaux qui subsistent sur notre planète,avec nombreuses photographies et vidéos

Publicité

Mariages et professions

Mariages et professions

En 1531, Nostredame se marie avec la fille d'un notable d'Agen, qui lui donnera deux enfants, un garçon et une fille. En 1533, il s'établit à Agen, où il pratique la médecine de soins à domicile. Il s'y lie d'amitié avec Jules César Scaliger. Cet Italien, installé à Toulouse, érudit de la Renaissance, est « un personnage incomparable, sinon à un Plutarque » selon Nostradamus ; il écrit sur tout. Impertinent, il s'attaque à tout le monde, s'intéresse à la botanique et fabrique des pommades et des onguents. Mais cet « imposteur » inquiète les autorités religieuses par ses idées un peu trop progressistes pour l'époque. La population loue pourtant les talents des deux médecins lors de l'épidémie de 1534.

En 1534, l'épouse et les deux enfants de Nostredame meurent lors d'une épidémie de peste qui ravage la ville. À cette époque, l'Inquisition de Toulouse mène une enquête sur les fréquentations douteuses de Nostredame, et lui demande de s'expliquer sur ses relations avec un certain «  mécréant qui sentait le fagot ».

Nostredame quitte alors Agen et accomplit de 1540 à 1545 un tour de France qui l'amène à rencontrer de nombreuses personnalités, savants et médecins. Une tradition très douteuse affirme qu'il a séjourné un temps à l'abbaye d'Orval, dans la province de Luxembourg en Belgique, qui dépendait de l'Ordre de Cîteaux. On le voit certainement à Lyon en 1547 où il s'oppose au médecin lyonnais Philibert Sarrazin, Vienne, Valence, Marseille, Aix-en-Provence et, enfin, à Arles, où il finit par s'établir. Là, il met au point un médicament à base de plantes, capable, selon lui, de prévenir la peste. En 1546, il l'expérimente à Aix lors d'une terrible épidémie : son remède semble efficace comme prophylactique, mais il écrira lui-même plus tard que « les seignées, les medicaments cordiaux, catartiques, ne autres n'avoyent non plus d'efficace que rien. » (Traité des fardemens et confitures, Lyon, 1555, p. 52) Malgré ce succès douteux, Nostredame est appelé sur les lieux où des épidémies sont signalées. À la même époque, il commence à publier des almanachs qui mêlent des prévisions météorologiques, des conseils médicaux et des recettes de beauté par les plantes. Il étudie également les astres.

Le ­11 novembre 1547, il épouse en secondes noces Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence, alors appelé Salon-de-Craux. Le couple occupe la maison qui abrite aujourd'hui le Musée Nostradamus. Il aura six enfants, dont trois filles et trois garçons ; l'aîné, César, deviendra consul de Salon, historien, biographe de son père, peintre et poète.

Nostredame prend le temps de voyager en Italie, de 1547 à 1549. C'est d'ailleurs en 1549 qu'il rencontre à Milan un spécialiste en alchimie végétale, qui lui fait découvrir les vertus des confitures qui guérissent. Il expérimente des traitements à base de ces confitures végétales et, de retour en France, il publie en 1552 son Traité des confitures et fardements.

En 1550, il commence, comme tant d'autres, par éditer un « almanach », c'est-à-dire un calendrier de prédictions basées essentiellement sur les astres. Le genre est extrêmement prisé du peuple. Il s'amuse à façonner ses premières prévisions dans un style énigmatique et polyglotte qui semble avoir rendu la tâche difficile aux éditeurs, à en juger par les nombreuses coquilles (où certains voient le signe que l'auteur était dyslexique). Dès cette date, Michel de Nostredame signe ses quatrains du nom de Nostradamus. Ce nom n'est pas l'exacte transcription latine de Nostredame, qui serait plutôt Domina nostra ou Nostra domina. En latin correct, Nostradamus pourrait signifier : « Nous donnons (damus) les choses qui sont nôtres » ou « Nous donnons (damus) les panacées » (nostrum, au pluriel), mais il est également permis d'y voir un travestissement macaronique (et très heureux) de Nostredame.

En 1555, installé à Salon-de-Provence, il décide de réunir ses prédictions dans un ouvrage plus ambitieux qu'il fait imprimer à Lyon, chez Macé Bonhomme, premier livre de ses fameuses Centuries qui devaient être au nombre de dix.

Sa renommée est telle qu'il devient l'un des astrologues attitrés de Catherine de Médicis, qui l'appelle à la cour et le fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564. Puis, il repart à Salon, où Charles IX, puis Henri de Navarre (le futur Henri IV) vont lui rendre visite.

C'est pourtant sur ordre du jeune roi Charles IX que, quelques années avant, dans le château de Marignane, le comte de Tende, seigneur de Marignane et gouverneur de Provence, avait tenu Nostradamus en prison. De passage à Salon le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l'amena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis et la prison tenait plutôt de la mise en résidence. Le 18 décembre suivant, Claude de Tende écrit au roi: "Au regard de Nostradamus, je l'ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronostications, ce qu'il m'a promis. Il vous plaira me mander ce qu'il vous plaist que j'en fasse." Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l'autorisation de l'évêque , contrevenant ainsi à l'ordonnance d'Orléans du 31 janvier 1562.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
IL serait plutôt plus régulier d'au moins citer ses sources copie-coller
Répondre